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Congo / L'INTELLECTUEL AFRICAIN ,ALAIN MABANCKOU,INTERPELLE LE PRESIDENT FRANCAIS, FRANCOIS HOLLANDE ET DONNE UNE INTERVIEW
Article consulté 1782 fois, publié Vendredi 13 mai 2016 00:15.
Source : marie franco - http://afrique.lepoint.fr/actualites/congo-alain-mabanckou-sa-lettre-a-francois-hollande-11-05-2016-2038584_2365.php
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L
LETTRE PAR LE POINT & INTERVIEW SUR RFI

( Un exemple d'intellectuel engagé dont l'Afrique a largement besoin)

Notre invité ce matin est le romancier franco-congolais Alain Mabanckou. Professeur de littérature africaine à l’Université de Los Angeles et au collège de France, prix Renaudot en 2006 pour son livre Mémoires de Porc-épic, Alain Mabanckou publie une lettre ouverte au président François Hollande au sujet de la présidentielle au Congo. Alain Mabanckou répond aux questions de RFI.

RFI : Une lettre à François Hollande. Pourquoi cette démarche ? Que demandez-vous au président français ?

Alain Mabanckou : La lettre que j’adresse à François Hollande a un sens, dans la mesure où François Hollande n’a pas validé en quelque sorte l’élection qui s’est passée au Congo, n’a pas non plus contredit ce qui se passe au Congo. Et j’ai trouvé que mon pays d’origine, le Congo-Brazzaville, était en danger puisque l’élection présidentielle qui s’est passée là-bas, comme vous le savez, a été frappée d’une petite vérole, par cette sorte de maquillage et la situation dans laquelle se trouvent beaucoup de membres de l’opposition. Donc, il était temps que j’entende ces voix qui viennent de la jeunesse qui m’écrivent tous les jours et qui me disent de dire ce que je pense. Et pour moi, le silence profite toujours à ceux qui font la fraude.

Le silence, comme vous dites, ce ne sont pas les chaleureuses félicitations habituelles. Est-ce qu’il n’y a pas là quand même une inflexion ?

Non. Il y a une hésitation. Vous savez, la politique française est une politique d’hésitation. Si François Hollande a hésité à entériner l’élection truquée de Brazzaville, c’est tout simplement que tout le monde est convaincu que ce n’est pas une élection crédible et démocratique. On doit déjà se réjouir du fait que la France n’a pas reconnu le pouvoir de Brazzaville. Ça c’est un fait. Mais moi je souhaite qu’au-delà de l’abstinence ou du silence que des paroles claires soient dites. Parce qu’en matière de politique africaine on ne peut pas évoluer par ellipse ou bien par sous-entendus. Ce que je demande au président François Hollande et à la France : une affirmation claire et sans ambiguïté qu’elle ne reconnaît pas les élections qui se sont passées et Congo. Et par voie de conséquence, le gouvernement et la présidence de la République sont illégitimes, chaque fois qu’un ministre se déplacera ou que le président se déplacera, il ne se déplacera pas au nom des Congolais.

Et vous écrivez que le silence pourrait être interprété comme un assentiment.

En politique, le silence peut se transformer en approbation. On parie sur le sommeil du peuple congolais. Mais souvenons-nous ce que j’ai dit dans ma lettre : il n’y a pas de petites querelles. Et que ce qui semble petit va devenir un peu plus grand plus tard. Je veux bien qu’on parle du passé, de l’esclavage, de la colonisation, mais dans une certaine mesure le présent est très lourd.

Le Parti socialiste français a pris, lui, une position claire. Il a dénoncé des fraudes.

Le Parti socialiste ne reconnaît pas ce pouvoir, les Américains aussi ne reconnaissent pas ce pouvoir. Evidemment, ne reconnaissent le pouvoir que les autres dictatures. Donc je pense qu’il est temps, monsieur le président Hollande, de le faire. J’ai fait ma lettre, j’ai reçu une réponse privée des conseillers de l’Elysée et nous sommes en train de voir dans quelle mesure on va caler un rendez-vous avec le président Hollande, où je lui dirai ce que j’ai écrit, qui irait dans le sens de ne pas reconnaître le pouvoir de Brazzaville.

Et vous croyez encore au poids de la France aujourd’hui ?

La France, malheureusement, choisit ou décide qui pourra être le président de la République dans tel ou tel pays. Tout le monde le sait. Vous savez que les gouvernements africains ont toujours tendance à boire du lait dans les mamelles de la France. Parce que – n’oublions pas – François Hollande a validé indirectement la Constitution du Congo en disant que le président Sassou-Nguesso avait le droit de modifier la Constitution. Donc par voie de conséquence, une telle validation a entraîné ce que nous avons aujourd’hui.

Vous parlez dans votre lettre d’hypocrisie. C’est le mot qui résume tout ?

Je pense que l’hypocrisie c’est ce qui résume tout. Je ne suis pas naïf, je sais que si la France hésite c’est qu’elle a des intérêts économiques au Congo-Brazzaville. Mais comme je l’ai affirmé, les intérêts économiques ne doivent pas occulter le fait que des populations sont en train de souffrir, de croupir dans la misère. Des arrestations arbitraires se font dans le Pool, quand ce ne sont pas des liquidations sommaires, des petits procureurs se mettent à la télévision pour venir dicter qui va être condamné ou pas. Ce n’est pas une République ! Nous sommes quand même le pays de Tchicaya U Tam'si, le pays de Sony Labou Tansi, les grands intellectuels ! Comment en est-on arrivé du sommet pour aller jusque dans les caves de l’obscurantisme politique ?
Et comment expliquez-vous alors les difficultés de Paris à dénoncer clairement ces élections ?
Mais parce que dès le départ cette histoire a été mal gérée par la France. C’est la méconnaissance de la politique africaine. Je pense que depuis ces dix dernières années la France n’a pas su comment gérer les questions africaines et peut-être qu’il y a un problème même dans ce qu’on appelle les spécialistes des affaires africaines. Je ne sais pas ce qu’il faudrait faire, mais en tout cas en ce qui me concerne je ne resterai pas silencieux. Si ça doit prendre cent ans, je continuerai à gueuler.
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